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Justine Lemeteyer décroche le titre mondial en Slalom X - Pierre Mortefon à la 2ème place en catégorie Homme

Seule et unique étape de coupe du monde de windsurf sur le circuit PWA de slalom aileron (Slalom-X) cette année, il ne fallait pas rater ce très beau rendez-vous ! C'est une fois de plus sur l’île de Fuerteventura et son spot mythique de Sotavento, au cœur d'une réserve naturelle préservée, que l'élite du funboard s'est rassemblée, comme chaque été. Cependant, l'édition 2026 aura marqué les esprits avec une météo aussi surprenante que rarissime pour un mois de juillet, ce qui a poussé les riders à se surpasser, comme le confirme Stéphane Krause, entraîneur de l'équipe de France de slalom funboard : “Les conditions étaient dantesques, avec du vent très fort et une mer formée, le plan d'eau était vraiment compliqué.”

Chez les filles, Justine Lemeteyer a réalisé une prestation magistrale. Impressionnante de maîtrise dans ses jibes et affûtée, notamment dans les grosses conditions, la française s'est hissée sur la plus haute marche du podium pour décrocher le titre de championne du monde de windsurf en slalom aileron après deux années de suite à la seconde place.

Un sacre remarquable face à une opposition de taille, comme le souligne son coach Stéphane Krause, entraineur de l'Equipe de France de Funboard :  : “Justine va vite sur l'eau, mais elle avait une redoutable concurrente : l'anglaise Jenna Gibson, tenante du record du monde de vitesse. Sauf qu'en Slalom-X, les parcours imposent des jibes et des obstacles, notamment une bouée à sauter.”

Concentrée et irréprochable physiquement, Justine a récolté les fruits de son travail acharné. “Elle gagne les quatre dernières courses sur une seule journée”, poursuit Stéphane Krause. “On a énormément travaillé les jibes et les sauts, dans le petit temps comme dans le vent fort. Elle a mis la pression à Jenna en assurant aux bouées. Mais ce qui m'a le plus impressionné, c'est son mental : après une chute violente où elle se fait mal aux pieds, elle revient dès le lendemain encore plus forte !” Une démonstration de caractère d'une vraie championne.

Justine Lemetyer : :
“Le premier jour, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans ma compétition. Mais au fil des jours, j'ai réussi à grappiller des places au classement pour me rapprocher de la leader, jusqu'à me retrouver à seulement 0,3 point d’elle la veille de la dernière journée. Tout s'est joué sur les quatre dernières éliminations. Et là, toutes les étoiles se sont alignées, je me sentais super bien, les conditions étaient dingues, le plan d'eau était un réél chantier ! J'ai gagné les quatre, et ainsi obtenu ce titre de championne du monde de Slalom-X. Je suis tellement heureuse ! C'est mon tout premier titre mondial en aileron, après en avoir décroché deux en foil (2024 et 2025)... Ça y est, la case est cochée dans les deux disciplines !”

De son côté, Marion Mortefon signe une prestation aussi solide qu’encourageante. La championne du monde 2022 décroche une 7e place au goût un peu amer mais tout sauf déméritante, dans un mouchoir de poche avec la 4e position. Un résultat à relativiser quand on sait qu'elle est devenue maman il y a moins d'un an.

Marion Mortefon :
“Je suis mitigée. Je suis habituée aux podiums, mais cela ne fait que trois mois que je m’entraîne à fond pour Fuerteventura après une pause maternité”, confie-t-elle. “Sur un plan d'eau physique et technique, avec un vent très fort, j’ai tout donné sur les quinze courses pour décrocher cette place très honnête finalement.”

Un résultat solide qui confirme qu'il faudra rapidement compter sur elle pour les prochains rendez-vous de windsurf, et on l’espère sur un podium de nouveau. “Il y a eu de belles batailles sur l’eau, bravo aux trois premières ! Je vais me concentrer maintenant sur les compétitions de l’année à venir, et ce sera en foil, une discipline en principe plus facile et moins physique pour moi…”

Chez les garçons, le combat sur l’eau était acharné, et il s’en est fallu de peu pour que le narbonnais et double champion du monde de Slalom-X Pierre Mortefon, frère aîné de Marion, décroche le titre une troisième fois. Il se conforte tout de même avec une très jolie 2e place, et reste au très haut niveau sans aucun doute.

Pierre Mortefon :
“Ce n’est pas ce que je venais chercher, j’avais très envie de conserver mon titre”, nous dit-il. “Matteo Iachino a réalisé un début d’épreuve parfait alors que j’ai mis plus de temps à me régler. Malgré une très bonne seconde partie de compétition, le retard était trop grand. Ça s'est joué sur une ultime manche course très tendue, mais je n'ai pas réussi à creuser l'écart.”

 

Finalement, c’est clairement un résultat majeur au vu de l'engagement physique exigé par le spot canarien cet été, ce que confirme Pierre : “Ce sont les conditions les plus dures de toute ma carrière sur une Coupe du monde de slalom ! On a eu des claques à plus de 40 nœuds, un clapot court, une grosse houle et même des vagues déferlantes sur certaines courses. Donc au final, je suis quand même satisfait de cette 2e place.”

L'équipe de France peut quitter les Canaries le sentiment du devoir accompli : le windsurf tricolore a fait une vraie démonstration de force, d’autant plus que tous les meilleurs mondiaux étaient présents cette année. En plus du titre mondial de Justine Lemetayer, l'entraîneur national salue la belle 5e place de Maé Davico : “Maé ne cesse de progresser depuis l’hiver dernier, la relève féminine est clairement assurée !” Côté hommes, mention spéciale au jeune Brendan Lorho : “malgré un gabarit plus léger que le reste des compétiteurs, il a su s’infiltrer aux jibes et profiter des opportunités.” Un bilan d'ensemble brillant pour le clan français, dont 4 garçons dans le top 10 !

Fuerteventura et le windsurf nous donnent, on l’espère, rendez-vous en 2027. En patientant, plusieurs étapes de coupe du monde de slalom sont à venir, mais cette fois-ci c’est en foil… Et ça se passera dans un premier temps en Allemagne, sur le célèbre spot de Sylt, au mois de septembre… Puis sur la côte est du Japon fin octobre, à Yokosuka, bordée par la baie de Tokyo.

 

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